Chisinau : Incendie au centre-ville [photos]

Incendie aujourd’hui, 31 octobre, au centre de Chisinau, à proximité du centre commercial « Sun-City ».

Plusieurs véhicules d’intervention des pompiers étaient là quand je suis arrivé, quelques autres les rejoignirent rapidement.

Malgré un certain déficit d’organisation globale, j’ai pu observer que les hommes étaient très engagés et les équipes bien entraînées à travailler ensemble. À noter aussi un criant manque de matériel : un pompier, n’ayant pas d’outil individuel, a dû utiliser son casque pour briser une vitre.

Le meilleur appareil est celui que l’on a avec soi.

J’ai un peu regretté de ne pas avoir mon réflex et son beau télé, mais un compact dans la poche est toujours plus efficace qu’un reflex à la maison.

Quelques photos. (Comme d’habitude, vous pouvez « cliquer » pour les agrandir).

Campagne moldave, on rentre les chèvres, avec le sourire :)

De retour en Moldavie et de retour au clavier 🙂

J’ai remarqué, naguère, qu’un crétin avait réalisé un site internet rien que pour dénigrer la Moldavie (faut avoir la haine bien accrochée) et que son principal argument était que les Moldaves faisaient la gueule toute la journée, avaient l’air maussade, étaient de tristes sires… en bref ne montraient jamais ni gaîté, ni l’amorce d’un sourire.

J’ai « tapé » ces deux photos dans la campagne moldave, au sud de Chișinău.

Vous leur trouvez l’air si triste ?

(Vous pouvez cliquer pour voir les photos en grand)

Honneur aux héros de l’Armée rouge et de la Résistance. Photos du 9 mai en Moldavie.

Le 9 mai est Den Pobedy (le Jour de la Victoire), le moment de célébrer le souvenir des 8 millions de soldats et de résistants soviétiques qui ont laissé leur vie dans cette « guerre sacrée ».

L’Armée rouge a été la cause de 95% des pertes nazies et la victoire a été payée au prix du sang, de la mort et des larmes.

Que personne ne soit oublié, que rien ne soit oublié.

Ici, on ne parle pas d’anciens combattants, mais de héros. On les remercie, on les honore et on les aime. Loin des cérémonies officielles, tout un peuple se souvient, chacun entretient la mémoire de la nouvelle génération.

Quelques photos prises sur le vif, hier, à Chisinau :

(Cliquer sur une photo pour l’agrandir)

D’autres articles sur ce thème (et sur d’autres sujets moldaves) bientôt. Pour être prévenu par email de leur mise en ligne, vous pouvez vous abonner (gratuitement) à ce blog. Voir en haut de la page, à droite.

Un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, qui remercie la France.

En me promenant au centre de Chisinau, rue Pouchkine, j’ai croisé ces deux hommes. Le monsieur qui porte des lunettes est un héros de la guerre contre le fascisme, son « placard » de décorations est impressionnant. Tous deux ont fièrement épinglé le ruban de la Victoire (ruban de St Georges), comme de plus en plus de monde ici, en prévision de la grande fête de la Victoire, le 9 mai.

Ce monsieur a tenu à remercier la France pour sa participation au combat contre les fascistes !

J’espère que ce propos, aussi modeste que gentil et sincère, encouragera ceux qui, en France aussi, s’engagent pour que l’oubli et le mensonge révisionniste ne recouvrent pas la gloire des combattants.

Un vétéran moldave de la guerre contre le fascisme.

Un vétéran moldave de la guerre contre le fascisme.

Karting : premier championnat de Moldavie à Chisinau (photos)

Le premier championnat de Karting de Moldavie s’est déroulé, dimanche dernier, 29 avril, à Chisinau, sous le pont de Telecentru.

Les sportifs se sont affrontés dans les catégories National 60, National 125 et Rotax max. Les pilotes ukrainiens étaient invités et ils ont obtenu de très bons résultats. Passant par là juste après la compétition, j’ai pu prendre quelques photos des champions et de leurs machines.

Une prochaine manche devrait avoir lieu le 20 mai. Si possible, je vous proposerai des photos de la course.

Victoire sur la barbarie nazie : en Moldavie, la fête est déjà commencée :)

La victoire de la civilisation sur la fabrique de l’horreur sera fêtée le 9 mai, comme tous les ans.

En Moldavie, certains jeunes ont déjà commencé à honorer soldats et partisans : une sympathique manifestation a eu lieu au centre ville, aujourd’hui, 4 mai. Un grand ruban de la Victoire a été déployé tout le long de la place principale, en face du palais du Gouvernement.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Moldavie a participé à l’écrasement du fascisme par l’Armée rouge. Ici, on sait se souvenir de ceux qui ont donné tant de sang et de larmes pour que, aujourd’hui, on puisse fêter leur victoire avec le sourire.

En 2009 (déjà !), j’avais publié un petit reportage sur le fête du 9 mai à Chișinău. J’y mentionnais la forte impression que m’avait laissée la reconnaissance exprimée pour les anciens, y compris par les plus jeunes. Vous pouvez lire ce reportage sur le 9 mai ici (et découvrir les photos). J’espère vous en proposer un nouveau dans quelques jours.

La tradition du Ruban de St Georges (ruban de la Victoire), à bandes oranges et noires (de gueules et de sable, diraient d’autres…) se développe d’année en année. Ce ruban est porté à la boutonnière, sur la sangle d’un sac, au poignet, dans les cheveux… pour célébrer à la fois la joie de la Victoire et le souvenir des combattants qui l’ont permise. On le voit aussi attaché au rétroviseur ou à l’antenne des voitures. J’espère qu’en France on verra bientôt ce symbole, à l’approche de l’anniversaire de la Victoire.

Après la manifestation, de petits groupes se sont répartis dans la ville, proposant des rubans à ceux, nombreux, qui souhaitaient les porter.

Quelques photos :

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Francophonie, Moldavie : chasse au trésor à Chisinau.

Vendredi dernier, 27 avril 2012, dans le cadre de la promotion de la Francophonie, l’Alliance française de Moldavie a organisé un jeu concours pour des étudiants moldaves francophones.

Cette « Chasse au trésor » les a amenés en divers lieux de la ville, qu’ils devaient découvrir en résolvant des énigmes proposées en français. Une fois sur place, ils répondaient à des questions touchant à la culture française ou faisant appel à leur maîtrise de la langue.

Les « juges-arbitres » bénévoles, au nombre desquels le poète et écrivain moldave Emilian Galaicu-Păun et d’autres personnalités moldaves et françaises, ont déclaré avoir été impressionnés par certains candidats. En particulier par leurs connaissances relatives à la culture française, qui pourrait faire honte à la plupart des étudiants français vivant en France.

La journée s’est terminée par une remise de prix dans les locaux de l’Alliance, prix offerts par les nombreux sponsors de l’opération : des sociétés et organisations françaises ou franco-moldaves, dont les restaurants français de Chișinău : le Café de Paris et la Boucherie.

Deux photos de la remise de prix :

Insolite : immatriculation d’une lada moldave (photo)

Oscar Wilde, si ma mémoire est bonne, disait : « Je résiste à tout sauf à la tentation. »

Je n’ai pas résisté à celle de partager un sourire…

Lada moldave, immatriculation insolite.

Lada moldave, immatriculation insolite.

Les immatriculations cocasses d’un point de vue français (ou anglais) sont ici légion : « C ON », « C OW », « C RAP »… D’autres sont plus génériques : j’ai vu des « C IA » et des « K GB ». Mais, cette fois-ci, j’ai pris la photo. Je pense que, sans elle, on ne m’aurait pas cru !

Pâques en Moldavie : des œufs et des couleurs…

Eh oui, Pâques, en Moldavie, c’était dimanche dernier, le 15 avril, soit une semaine après la France, non du fait du décalage horaire mais de celui du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien auquel nous sommes habitués.

Le chocolat devient à la mode, mais la tradition des vrais œufs demeure. On les cuit, les peint de couleurs vives, on y ajoute parfois une miniature autocollante d’image pieuse (on manque de temps pour les peindre à la main). Le dimanche du Pâques est celui de la rupture du long jeûne végétalien de printemps : l’ouverture et la dégustation de l’œuf sont à la fois un délice et un symbole de la renaissance de la nature.

Selon la tradition, deux personnes prennent chacune un œuf puis les frappent l’un contre l’autre. L’œuf cassé est mangé et le « propriétaire » de l’œuf intact est considéré comme le « vainqueur » de cette petite confrontation. Il doit taper avec son œuf sur celui de la personne suivante et ainsi de suite.

Une fois l’œuf mangé, sa coquille sera placée au bout d’un branche, dans un arbre qui commence à fleurir.

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Cette année, l’approche de Pâques fut aussi prétexte à la décoration du parc, au centre de Chișinău (Kishinev), basée sur la représentation de l’œuf.

Chisinau : décorations pour Pâques

Chisinau : décorations pour Pâques

16 mars en Moldavie : un président, une manif des communistes et une manif d’extrême-droite. Photos.

Après trois ans sans président, le parlement moldave vient d’en élire un. Soixante-deux députés sur 101 ont voté pour Nicolae Timofti. Il en fallait 61, tout semble donc aller pour le mieux. À un détail près, la loi imposait la dissolution de la Chambre il y a quelques semaines, car elle n’avait pas élu de président à temps. Le parti Des Communistes (et non pas le Parti communiste, auto-dissout il y a des lustres) et quelques autres de moindre importance, considèrent donc, avec certains arguments légaux, que cette élection est anticonstitutionnelle car la Chambre n’avait plus de droit de siéger et encore moins de prendre une décision d’une telle importance.

À la suite de cette élection, il y a eu (au moins) trois manifestations aujourd’hui. Tout d’abord, ce matin, quelques centaines de personnes (deux mille selon les organisateurs), dont certaines très agressives, se sont réunies pour soutenir la décision du Parlement. Je suis arrivé trop tard sur le site qui était encore protégé par des barrières. La police anti-émeutes, que je voyais pour la première fois en Moldavie, était encore présente, bien que cachée dans un parking fermé. Leur tenue de protection de style « samouraï » faisait ressembler les fonctionnaires à de menaçants insectes géants. Il y avait aussi une équipe de policiers en civil sur place, une discrète oreillette transparente attestant de leur fonction, et quelques téléjournalistes.

Manifestations à Chisinau.

En fin de matinée, le barriérage est encore présent sur le lieu de la manifestation agressive du matin.

Manifestation et contre-manifestation.

Le parti Des Communistes a appelé à manifester contre la décision du parlement. Face au monument de Stefan-cel-Mare, l’extrême-droite commence à préparer une contre-manifestation, en brandissant un drapeau… roumain. Afin de faciliter la lecture des images de la galerie postée en fin d’article, j’ai postraité les photos des extrémistes en noir et blanc.

Manifestations à Chisinau.

Le noyau dur de l'extrême-droite locale se regroupe devant la statue de Stefan-cel-Mare. Une invalide, un porte-drapeau et l'inamovible... John Onoje.

La circulation des transports en commun ayant été interrompue, je prends un taxi pour photographier la manifestation des communistes. Je suis habitué à voir plus de journalistes que de manifestants, je suis donc surpris, en arrivant, de voir que c’est par milliers que les gens se mettent en place sur le bd Negruzzi. La manifestation s’ébranle et emprunte l’incontournable boulevard Stefan-cel-Mare en respectant le sens de circulation.

Elle arrive devant le siège du gouvernement où une grande tribune a été dressée. Une vingtaine d’extrémistes de droite sont déjà sur place, devant l’arc de triomphe, sur l’autre trottoir. Mais la police est présente et la taille du dispositif est suffisante pour éviter tout incident. Les extrémistes s’énervent tout seuls et tentent de se détendre en jouant De profundis, morpionibus à la trompette ! (peut-être que, pour eux, cet air burlesque à une signification cachée.)

Un autre cordon de police, bien moins dense que le premier, se déploie pour tenir les communistes à distance. Ces fonctionnaires-là portent une chasuble jaune. Les manifestants manœuvrent pour occuper l’espace qui leur a été réservé. Ils sont visiblement plus de 10 000 — les organisateurs annonceraient le double.

Je dois brièvement négocier avec les policiers pour passer d’une manif à l’autre afin de faire des photos. Craignant une provocation, ils me demandent de quel côté je manifeste. Une fois encore, le fait d’être français sert de sésame : « Je vous en prie, vive la France ! » me dit un officier, fier de connaître un peu de français.

Après un moment, les deux groupes ont été gentiment écartés l’un de l’autre et le trafic est rétabli. Je sais que ça peut paraître surréaliste, mais ce pays est surréaliste.

Les orateurs se succèdent, parlant russe ou moldave, et parfois un mélange des deux. Je ne comprends pas encore beaucoup de tout ça mais je saisis que l’on insiste sur la multiculturalité du pays et sur la richesse de son passé soviétique, on parle des Gagaouzes, des Ukrainiens… qui vivent ici depuis des siècles. Les consignes plusieurs fois répétées sont d’éviter tout incident avec les provocateurs et « s’il vous plaît, de rentrer à la maison ». Vladimir Voronine prend la parole le premier et la reprendra plus tard. Les slogans scandés par les participants sont, eux aussi, parfois en moldave (jos alianta : à bas l’alliance — celle des partis qui viennent d’élire un président) et parfois en russe (pobeda ! : victoire !).

Rendez-vous est pris pour de nouvelles actions à partir du 1er mai.

On se disperse en musique, une version « remix rock » de Bandiera rossa, paroles originales en italien.

Un pays surréaliste.

Des policiers affables, un communiste qui pense que Karl Marx a été inspiré par Stefan-cel-Mare, l’extrême-droite qui a pris un immigré africain fraîchement naturalisé comme mascotte… Ce pays est totalement incompréhensible au premier abord et ne se laisse approcher que lentement, et seulement si l’on veut se laisser apprivoiser par lui.

À la fin de la manifestation, un vieux communiste vient me voir et me demande si je sais d’où vient la tradition du martisor que je porte à la poitrine. Il tente alors de m’expliquer que ça vient des Daces. Il ajoute qu’il a étudié le Manifeste du Parti communiste, de Karl Marx et que, manifestement, c’est Stefan-cel-Mare (qui « était Dace » !) qui l’a inspiré. Ce gentil vieux monsieur parle moldave, russe, allemand et portugais. Malheureusement, nous n’avons pas encore de langage commun et je ne peux approfondir la question avec lui. Mais j’en reste un rien abasourdi.

En face, John Onoje est toujours le premier des manifestants. Récemment nationalisé, il parle mal moldave et pas du tout russe mais veut quand même devenir président de la République. Il semblerait que je n’ai pas été le seul à être surpris de le voir dans un costume de luxe, alors qu’il vivrait en vendant des journaux dans la rue. Aujourd’hui, il a mis une tenue plus en rapport avec son statut officiel qu’avec son ambition présidentielle. Ça ne nous dit toujours pas qui est derrière tout ça, et je ne suis pas sûr qu’on le sache un jour.

Non contente de manifester avec un Noir, ici, l’extrême-droite manifeste avec un drapeau étranger : le drapeau roumain. Surréalisme encore…

Et, ici, la police est très généralement courtoise et attentionnée, même en cas d’infraction, alors que beaucoup de commerçants sont de vrais gougnafiers et s’adressent brutalement à leurs clients…

Bon, il est temps de poster cet article, nous reviendrons sans doute bientôt sur ces sujets. Je vous livre, en vrac, une galerie de photos de cette journée de manifestations. Malheureusement sans celle du matin.

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