Archives de Catégorie: Culture et spectacles

Victoire sur la barbarie nazie : en Moldavie, la fête est déjà commencée :)

La victoire de la civilisation sur la fabrique de l’horreur sera fêtée le 9 mai, comme tous les ans.

En Moldavie, certains jeunes ont déjà commencé à honorer soldats et partisans : une sympathique manifestation a eu lieu au centre ville, aujourd’hui, 4 mai. Un grand ruban de la Victoire a été déployé tout le long de la place principale, en face du palais du Gouvernement.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Moldavie a participé à l’écrasement du fascisme par l’Armée rouge. Ici, on sait se souvenir de ceux qui ont donné tant de sang et de larmes pour que, aujourd’hui, on puisse fêter leur victoire avec le sourire.

En 2009 (déjà !), j’avais publié un petit reportage sur le fête du 9 mai à Chișinău. J’y mentionnais la forte impression que m’avait laissée la reconnaissance exprimée pour les anciens, y compris par les plus jeunes. Vous pouvez lire ce reportage sur le 9 mai ici (et découvrir les photos). J’espère vous en proposer un nouveau dans quelques jours.

La tradition du Ruban de St Georges (ruban de la Victoire), à bandes oranges et noires (de gueules et de sable, diraient d’autres…) se développe d’année en année. Ce ruban est porté à la boutonnière, sur la sangle d’un sac, au poignet, dans les cheveux… pour célébrer à la fois la joie de la Victoire et le souvenir des combattants qui l’ont permise. On le voit aussi attaché au rétroviseur ou à l’antenne des voitures. J’espère qu’en France on verra bientôt ce symbole, à l’approche de l’anniversaire de la Victoire.

Après la manifestation, de petits groupes se sont répartis dans la ville, proposant des rubans à ceux, nombreux, qui souhaitaient les porter.

Quelques photos :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Francophonie, Moldavie : chasse au trésor à Chisinau.

Vendredi dernier, 27 avril 2012, dans le cadre de la promotion de la Francophonie, l’Alliance française de Moldavie a organisé un jeu concours pour des étudiants moldaves francophones.

Cette « Chasse au trésor » les a amenés en divers lieux de la ville, qu’ils devaient découvrir en résolvant des énigmes proposées en français. Une fois sur place, ils répondaient à des questions touchant à la culture française ou faisant appel à leur maîtrise de la langue.

Les « juges-arbitres » bénévoles, au nombre desquels le poète et écrivain moldave Emilian Galaicu-Păun et d’autres personnalités moldaves et françaises, ont déclaré avoir été impressionnés par certains candidats. En particulier par leurs connaissances relatives à la culture française, qui pourrait faire honte à la plupart des étudiants français vivant en France.

La journée s’est terminée par une remise de prix dans les locaux de l’Alliance, prix offerts par les nombreux sponsors de l’opération : des sociétés et organisations françaises ou franco-moldaves, dont les restaurants français de Chișinău : le Café de Paris et la Boucherie.

Deux photos de la remise de prix :

Pâques en Moldavie : des œufs et des couleurs…

Eh oui, Pâques, en Moldavie, c’était dimanche dernier, le 15 avril, soit une semaine après la France, non du fait du décalage horaire mais de celui du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien auquel nous sommes habitués.

Le chocolat devient à la mode, mais la tradition des vrais œufs demeure. On les cuit, les peint de couleurs vives, on y ajoute parfois une miniature autocollante d’image pieuse (on manque de temps pour les peindre à la main). Le dimanche du Pâques est celui de la rupture du long jeûne végétalien de printemps : l’ouverture et la dégustation de l’œuf sont à la fois un délice et un symbole de la renaissance de la nature.

Selon la tradition, deux personnes prennent chacune un œuf puis les frappent l’un contre l’autre. L’œuf cassé est mangé et le « propriétaire » de l’œuf intact est considéré comme le « vainqueur » de cette petite confrontation. Il doit taper avec son œuf sur celui de la personne suivante et ainsi de suite.

Une fois l’œuf mangé, sa coquille sera placée au bout d’un branche, dans un arbre qui commence à fleurir.

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Cette année, l’approche de Pâques fut aussi prétexte à la décoration du parc, au centre de Chișinău (Kishinev), basée sur la représentation de l’œuf.

Chisinau : décorations pour Pâques

Chisinau : décorations pour Pâques

8 mars en Moldavie : Bonne fête à toutes les femmes !

Moldoblog souhaite joie et bonheur à toutes les femmes !

Dans tous les pays, le 8 mars est la journée des femmes. La Moldavie a conservé la tradition soviétique d’en faire un jour férié.

C’est aussi un peu  la fête des fleuristes — incroyablement nombreux ici, et ouverts parfois 24h sur 24 — car beaucoup de passantes et de passants marchent dans la rue un bouquet à la main.

On se congratule les femmes que l’on rencontre, que ce soit en russe ou en moldave. Et parfois dans les deux langues pratiquées par tout le monde ici, pour faire bonne mesure…

С праздником ! (« s prazdnikom ! »)

La mulți ani ! (« la mults an’ ! »)

Et les femmes ne râlent pas quand on leur souhaite une bonne journée de la femme : ici, ça leur fait plaisir !

Une rose pour la Journée des femmes

Moldavie, 1er mars : vive le printemps !

Mărțișor fericit !

À l’Est et au centre de l’Europe, le printemps commence le 1er mars.

En Moldavie, c’est l’occasion d’épingler sur la poitrine un martisor : deux pompons, l’un rouge et l’autre blanc, reliés par un fil torsadé rouge et blanc. Il s’agit d’aider le printemps à vaincre l’hiver qui finit.

Nous reviendrons bientôt sur cette très ancienne tradition balkanique qui s’est maintenue, sous des formes un peu différentes, en Moldavie, mais aussi en Roumanie et en Bulgarie. En Bulgarie, les mărțișori sont appelés « мартинеци » (martinetsi).

À Chișinău, c’est l’occasion d’une activité d’appoint pour de nombreuses personnes qui les préparent à la maison puis les vendent au centre-ville. Beaucoup d’entre elles, évidemment, s’installent sur le boulevard Stefan-cel-Mare, l’un des principaux lieux de passages de la ville.

Plus d’explications et d’autres photos, bientôt sur www.moldoblog.com

Chisinau : vente de martisor boulevard Stefan-cel-Mare

Chisinau : vente de martisori boulevard Stefan-cel-Mare

En short dans la neige par -12°C :)

En short dans la neige par -12°C    🙂

Temps idéal, ce matin, pour une expérience curieuse et plaisante.

Le thermomètre extérieur affiche -12°C, un soleil radieux abreuve de lumière les champs enneigés, assoiffés par la longue nuit. L’air est sec et tranquille. La Terre prend son temps. Envie de sourire et de jouer.

J’enfile mon « kupal’nik » (short de bain) et bonjour la vie 🙂

L’eau de pluie est tirée de la citerne à 4°C. Versée dans une bassine, sa surface commence très vite à se parer de paillettes de givre qui scintillent. J’enlève les claquettes et avance pieds nus. La neige fine croustille. La peau pince un peu, le froid mord les pieds. Je marche dans la lumière omniprésente comme dans une eau légère. Je pose la bassine devant moi. Quelques exercices respiratoires. Je reprends la bassine à deux mains et verse 12 litres de fraîcheur intense sur ma tête. Ça pétille lentement sur toute ma peau, jusqu’aux pieds.

Je repose la bassine et reviens vers les claquettes. Surprise : l’eau gèle instantanément sur le carrelage et je dois me rechausser en vitesse pour ne pas rester collé !

Retour à l’intérieur où m’attendent une serviette bien chaude et une bonne infusion.

Anecdote entre les Balkans et l’Oural. Luxe pour un Français habitué à des climats moins riches.

Allez, la prochaine fois on fait une photo ? 😉

En attendant, deux petites vidéos prises sur youtube (non, c’est pas moi l’artiste 😉 ) :

 

Deux footballeurs d’un club moldave dans l’équipe du Burkina-Fasso

Les sélections pour la Coupe d’Afrique des Nations 2012 (Football, CAN 2012) ont été publiées dans Ouest-France.

Dans l’équipe du Burkina-Fasso, on remarque la présence de deux joueurs du Sheriff-Tiraspol, le club fétiche de Transnistrie : Florent Rouamba et Wilfried Balima.

 

Le stade Sheriff Tiraspol

Le stade Sheriff Tiraspol

BURKINA-FASO

Gardiens : Daouda Diakité (KV Turnhout, Belgique), Moussa Germain Sanou (Saint-Etienne), Adama Sawadogo (Missile FC, Gabon).

Défenseurs : Ibrahim Gnanou (Alania Vladikavkaz, Russie), Bakary Koné (Lyon), Paul Kéba Koulibaly (Olympique Charleroi, Belgique), Mamadou Tall (Persepolis, Iran), Mady Panandétiguiri (La Vallette, Malte).

Milieux : Charles Kaboré (Marseille), Mahamoudou Kéré (Konyaspor, Turquie), Mohamed Koffi (Petrojet, Egypte), Djakaridja Koné (Dinamo Bucarest, Roumanie), Florent Rouamba (Sheriff Tiraspol, Moldavie), Wilfried Balima (Sheriff Tiraspol, Moldavie), Jonathan Pitroipa (Rennes), Sibiri Alain Traoré (Auxerre), Bertrand Isidore Traoré (Chelsea, Angleterre), Abdoul Razak Traoré (Lechia Gdansk, Pologne).

Attaquants : Aristide Bancé (Samsunsport, Turquie), Moumouni Dagano (Al Khor, Qatar), Issiaka Ouédraogo (Trenkwalder Admira, Autriche), Narcisse Yaméogo (Association Desportiva Da Camacha, Portugal), Préjuce Nacoulma (Gornik Zabrze, Pologne).

L’article sur Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-CAN-2012.-Les-effectifs-des-16-selections_44096-2034764-fils-tous_filDMA.Htm 

 

Chisinau, Moldavie : Spectacle tsigane « Enigma Romilor »

Enigma Romilor à Chisinau : l'affiche du spectacle

Enigma Romilor à Chisinau : l'affiche du spectacle.

Ce soir, au théâtre « Ginta Latina » (centre de Chisinau), représentation de « Enigma Romilor ».

La prestation s’apparente plus à de la bonne variété et à de la « revue parisienne » inspirée par la culture tsigane qu’à Boban Markovic, Erika Serre ou Aline Miklos (clin d’œil aux Parisiens qui profitent régulièrement de ces deux grandes artistes). Il reste agréable, coloré, servi par de belles voix, des musiciens talentueux et des danseurs performants.

Quelques extraits en video sur « Youtube » :

J’en oublierais presque que, à la caisse, il a semblé nécessaire de me préciser que c’était des Roms, « mais des Roms intelligents » (sans blague ?). D’autant que, d’un point de vue professionnel, dans le but de casser un stéréotype, la démarche est techniquement justifiable. Je pense d’ailleurs que cette expression malheureuse venait vraiment d’un « bon sentiment ».

Pendant ce temps, nos « médias » continuent de dépeindre la Moldavie sous un jour particulièrement sinistre. Cela finira peut-être par influer plus sur leur réputation que sur celle de ce pays.

%d blogueurs aiment cette page :