Archives de Catégorie: Flâneries

Un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, qui remercie la France.

En me promenant au centre de Chisinau, rue Pouchkine, j’ai croisé ces deux hommes. Le monsieur qui porte des lunettes est un héros de la guerre contre le fascisme, son « placard » de décorations est impressionnant. Tous deux ont fièrement épinglé le ruban de la Victoire (ruban de St Georges), comme de plus en plus de monde ici, en prévision de la grande fête de la Victoire, le 9 mai.

Ce monsieur a tenu à remercier la France pour sa participation au combat contre les fascistes !

J’espère que ce propos, aussi modeste que gentil et sincère, encouragera ceux qui, en France aussi, s’engagent pour que l’oubli et le mensonge révisionniste ne recouvrent pas la gloire des combattants.

Un vétéran moldave de la guerre contre le fascisme.

Un vétéran moldave de la guerre contre le fascisme.

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Moldavie, 1er mars : vive le printemps !

Mărțișor fericit !

À l’Est et au centre de l’Europe, le printemps commence le 1er mars.

En Moldavie, c’est l’occasion d’épingler sur la poitrine un martisor : deux pompons, l’un rouge et l’autre blanc, reliés par un fil torsadé rouge et blanc. Il s’agit d’aider le printemps à vaincre l’hiver qui finit.

Nous reviendrons bientôt sur cette très ancienne tradition balkanique qui s’est maintenue, sous des formes un peu différentes, en Moldavie, mais aussi en Roumanie et en Bulgarie. En Bulgarie, les mărțișori sont appelés « мартинеци » (martinetsi).

À Chișinău, c’est l’occasion d’une activité d’appoint pour de nombreuses personnes qui les préparent à la maison puis les vendent au centre-ville. Beaucoup d’entre elles, évidemment, s’installent sur le boulevard Stefan-cel-Mare, l’un des principaux lieux de passages de la ville.

Plus d’explications et d’autres photos, bientôt sur www.moldoblog.com

Chisinau : vente de martisor boulevard Stefan-cel-Mare

Chisinau : vente de martisori boulevard Stefan-cel-Mare

Moldavie, 23 février : « Merci, grand-père, pour la Victoire ! »

Moldavie, 23 février : « Merci, grand-père, pour la Victoire ! »

Le 23 février est la date anniversaire du décret portant création de l’Armée Rouge. C’est maintenant le jour du défenseur de la Patrie, qui joue, en Russie, un rôle un peu complémentaire de celui du 8 mars, le jour de la Femme.
La Moldavie n’a pas oublié sa courageuse participation au combat contre le nazisme de l’ensemble des peuples soviétiques et, en cette occasion, un petit-fils anonyme à garé ce side-car historique à l’angle du boulevard Stefan-cel-Mare et de la rue Ismaïl. On peut y lire, à l’arrière : « merci, grand-père, pour la Victoire » — la Victoire (Pobeda) avec une capitale est évidemment celle qui a vu 85% du potentiel militaire des fascistes (allemands et leurs alliés) détruit sur le front de l’Est. À l’avant est écrit : « Pour la Mère patrie (rodina), 1941-45. »
Combien de petits-fils de partisans et FFL français rendront un tel hommage à leur grand-père ?

23 février : "Merci, grand-père, pour la Victoire." (side-car soviétique)

23 février : "Merci, grand-père, pour la Victoire." (side-car soviétique)

Chisinau : le jardin public sous la neige.

Chisinau, Moldavie : la statue de Pouchkine prise pour cible

Grand froid, Moldavie : des tentes chauffées fournies par la police

On annonce -33°C dans certaines régions. Même si les températures ont tendance à remonter un peu, les minimales dans la capitale sont passées sous les -20°C. Il y a eu plusieurs cas de personnes admises à l’hôpital pour hypothermie. Les médias ont même signalé un décès dû au froid.

Mais les autorités réagissent. Par exemple cette tente gonflée à l’air chaud a été installée à Chișinău. On peut s’y voir offrir du thé chaud, de l’eau minérale et des biscuits. Elle est ravitaillée par un véhicule de la direction de la Protection civile et des Situations exceptionnelles, qui dépend du ministère de l’Intérieur. La presse annonce dix installations similaires dans la capitale ainsi que d’autres à Bălți, Cahul et Komrat.

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Moldavie, grands froids : le marché se chauffe à la bougie ! (photos)

À Chișinău, capitale de la Moldavie, les températures minimales se situent entre -22°C et -11°C, en ce moment. Bien entendu, la « température ressentie » est nettement plus froide. On n’en fait pas toute une histoire, on s’adapte.

Vendre des herbes aromatiques, des légumes et des fruits frais lorsque l’air dépasse à peine la température d’un congélateur est inconfortable, c’est aussi assez compliqué. En effet, beaucoups de produits sont inutilisables après avoir été congelés.

Certains revendeurs n’exposent qu’un exemplaire de chacun de leurs produits, les stocks sont conservés à l’abri du froid dans un fourgon. Si vous commandez une livre d’oignons, par exemple, on ouvre la porte du camion et on pèse votre commande à l’intérieur. Quand vous avez le produit en main, on vous conseille de vite aller le mettre au chaud parce que, dans le sachet, ça va se congeler très vite !

Les revendeurs de fines herbes et de salades ont recours à un autre système : une caisse vitrée dans laquelle brûlent quelques bougies. Un vieux truc « de survie » pour chauffer une petite tente ou un abri de neige. Les bougies font monter la température et maintiennent l’ambiance au-dessus du seuil de congélation à l’intérieur de ce présentoir. C’est astucieux et efficace, c’est aussi plaisant à regarder, et ça donne envie d’acheter ces bons produits frais.

Quelques photos de ce dispositif artisanal « anti-congélation » :

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À Chisinau, il en a de nombreux petits marchés et un grand, très populaire, appelé Piaţa centrală (prononcer piatsa cenn’trale). On y trouve de tout, de l’alimentation à l’habillement en passant par les copies de clefs et les ceintures en poil de chien. Nous lui consacrerons bientôt un article.

En short dans la neige par -12°C :)

En short dans la neige par -12°C    🙂

Temps idéal, ce matin, pour une expérience curieuse et plaisante.

Le thermomètre extérieur affiche -12°C, un soleil radieux abreuve de lumière les champs enneigés, assoiffés par la longue nuit. L’air est sec et tranquille. La Terre prend son temps. Envie de sourire et de jouer.

J’enfile mon « kupal’nik » (short de bain) et bonjour la vie 🙂

L’eau de pluie est tirée de la citerne à 4°C. Versée dans une bassine, sa surface commence très vite à se parer de paillettes de givre qui scintillent. J’enlève les claquettes et avance pieds nus. La neige fine croustille. La peau pince un peu, le froid mord les pieds. Je marche dans la lumière omniprésente comme dans une eau légère. Je pose la bassine devant moi. Quelques exercices respiratoires. Je reprends la bassine à deux mains et verse 12 litres de fraîcheur intense sur ma tête. Ça pétille lentement sur toute ma peau, jusqu’aux pieds.

Je repose la bassine et reviens vers les claquettes. Surprise : l’eau gèle instantanément sur le carrelage et je dois me rechausser en vitesse pour ne pas rester collé !

Retour à l’intérieur où m’attendent une serviette bien chaude et une bonne infusion.

Anecdote entre les Balkans et l’Oural. Luxe pour un Français habitué à des climats moins riches.

Allez, la prochaine fois on fait une photo ? 😉

En attendant, deux petites vidéos prises sur youtube (non, c’est pas moi l’artiste 😉 ) :

 

Flâneries à Chisinau : Isolation par l’exterieur

Suspendues "en rappel", trois personnes posent des plaques de polystyrène.

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