Archives de Catégorie: La vie sur place

Campagne moldave, on rentre les chèvres, avec le sourire :)

De retour en Moldavie et de retour au clavier 🙂

J’ai remarqué, naguère, qu’un crétin avait réalisé un site internet rien que pour dénigrer la Moldavie (faut avoir la haine bien accrochée) et que son principal argument était que les Moldaves faisaient la gueule toute la journée, avaient l’air maussade, étaient de tristes sires… en bref ne montraient jamais ni gaîté, ni l’amorce d’un sourire.

J’ai « tapé » ces deux photos dans la campagne moldave, au sud de Chișinău.

Vous leur trouvez l’air si triste ?

(Vous pouvez cliquer pour voir les photos en grand)

Pâques en Moldavie : des œufs et des couleurs…

Eh oui, Pâques, en Moldavie, c’était dimanche dernier, le 15 avril, soit une semaine après la France, non du fait du décalage horaire mais de celui du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien auquel nous sommes habitués.

Le chocolat devient à la mode, mais la tradition des vrais œufs demeure. On les cuit, les peint de couleurs vives, on y ajoute parfois une miniature autocollante d’image pieuse (on manque de temps pour les peindre à la main). Le dimanche du Pâques est celui de la rupture du long jeûne végétalien de printemps : l’ouverture et la dégustation de l’œuf sont à la fois un délice et un symbole de la renaissance de la nature.

Selon la tradition, deux personnes prennent chacune un œuf puis les frappent l’un contre l’autre. L’œuf cassé est mangé et le « propriétaire » de l’œuf intact est considéré comme le « vainqueur » de cette petite confrontation. Il doit taper avec son œuf sur celui de la personne suivante et ainsi de suite.

Une fois l’œuf mangé, sa coquille sera placée au bout d’un branche, dans un arbre qui commence à fleurir.

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Cette année, l’approche de Pâques fut aussi prétexte à la décoration du parc, au centre de Chișinău (Kishinev), basée sur la représentation de l’œuf.

Chisinau : décorations pour Pâques

Chisinau : décorations pour Pâques

8 mars en Moldavie : Bonne fête à toutes les femmes !

Moldoblog souhaite joie et bonheur à toutes les femmes !

Dans tous les pays, le 8 mars est la journée des femmes. La Moldavie a conservé la tradition soviétique d’en faire un jour férié.

C’est aussi un peu  la fête des fleuristes — incroyablement nombreux ici, et ouverts parfois 24h sur 24 — car beaucoup de passantes et de passants marchent dans la rue un bouquet à la main.

On se congratule les femmes que l’on rencontre, que ce soit en russe ou en moldave. Et parfois dans les deux langues pratiquées par tout le monde ici, pour faire bonne mesure…

С праздником ! (« s prazdnikom ! »)

La mulți ani ! (« la mults an’ ! »)

Et les femmes ne râlent pas quand on leur souhaite une bonne journée de la femme : ici, ça leur fait plaisir !

Une rose pour la Journée des femmes

Chișinău : les mésanges affamées visitent mon appart (Photos).

Certains se souviennent de cette jolie mésange charbonnière qui avait pris la pause sur ma fenêtre, nous en avions parlé ici.

Je l’ai nourrie de quelques graines de tournesol. Elle est revenue.

Elle est bien plus terrible qu’on ne l’imagine, la phrase du renard du Petit Prince : « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. » (A. de Saint-Exupéry).

Mésange charbonnière, regard vers la liberté

Mésange charbonnière, regard vers la liberté

Elle est revenue avec beaucoup de copains et de copines, même un couple de mésanges bleues. Depuis, la neige est tombée, elle a raréfié la nourriture disponible ; le froid vient (enfin) d’arriver, il augmente les besoins énergétiques de ces petites bêtes. À peine un verre de graines est-il vidé sur le rebord de la fenêtre qu’un éclaireur fait quelques vols de reconnaissance puis se saisit d’une graine et va, sur une branche proche, la décortiquer et en dévorer le cœur. C’est alors une nuée de ces oiseaux multicolores qui se lance des arbres avoisinants pour se jeter sur l’aubaine. En un rien de temps, la mangeoire improvisée est vide, je dois réapprovisionner. J’en suis à un demi-kilo par jour ! Si j’abandonne le poste trop longtemps, elles protestent de leur faim en tapotant la vitre.

Il est souvent sain d’ouvrir la fenêtre un moment pour chasser l’air chauffé et emplir l’appart de bon air frais. Par deux fois, un de ces petits oiseaux a trouvé le moyen de faire une visite des lieux. J’en ai fait quelques photos.

Malgré (ou à cause de ?) sa petite taille, la mésange est un oiseau doté d’une assez forte agressivité intraspécifique. En général, lorsque une mésange est sur une mangeoire, les autres attendent ou sont chassées par des cris perçants. Lorsque la première mésange est partie avec une graine, la suivante prend sa place et ainsi de suite. Ces derniers jours, j’ai pu voir, sur une cinquantaine de centimètres, jusqu’à cinq mésanges cherchant leur graine en même temps. Parfois un ou une dominante s’égosille mais les autres n’en ont que faire et prennent leur butin en l’ignorant superbement. Cette situation me fait penser qu’elles ont vraiment faim. Je me suis donc muni, pour les jours à venir, d’un gros sac de graines de tournesol 🙂

Photos…

(les vignettes sont cliquables)

Une mésange bleue qui décortique une graine de tournesol.

Mésange bleue mangeant une graine

Mésange bleue mangeant une graine

Mésange bleue mangeant une graine'

Mésange bleue mangeant une graine

Des mésanges charbonnières qui me font l’honneur d’une visite. Un peu effrayées, tout de même…

Mésange charbonnière perchée sur un lustre''

Mésange charbonnière perchée sur un lustre''

Mésange charbonnière perchée sur un lustre

Mésange charbonnière perchée sur un lustre

Mésange charbonnière perchée sur un lustre'

Mésange charbonnière perchée sur un lustre'

Une mésange sur un mur...

Une mésange sur un mur...

C’était les dernières nouvelles des mésanges de Chișinău… On vous tiendra au courant 😉

En short dans la neige par -12°C :)

En short dans la neige par -12°C    🙂

Temps idéal, ce matin, pour une expérience curieuse et plaisante.

Le thermomètre extérieur affiche -12°C, un soleil radieux abreuve de lumière les champs enneigés, assoiffés par la longue nuit. L’air est sec et tranquille. La Terre prend son temps. Envie de sourire et de jouer.

J’enfile mon « kupal’nik » (short de bain) et bonjour la vie 🙂

L’eau de pluie est tirée de la citerne à 4°C. Versée dans une bassine, sa surface commence très vite à se parer de paillettes de givre qui scintillent. J’enlève les claquettes et avance pieds nus. La neige fine croustille. La peau pince un peu, le froid mord les pieds. Je marche dans la lumière omniprésente comme dans une eau légère. Je pose la bassine devant moi. Quelques exercices respiratoires. Je reprends la bassine à deux mains et verse 12 litres de fraîcheur intense sur ma tête. Ça pétille lentement sur toute ma peau, jusqu’aux pieds.

Je repose la bassine et reviens vers les claquettes. Surprise : l’eau gèle instantanément sur le carrelage et je dois me rechausser en vitesse pour ne pas rester collé !

Retour à l’intérieur où m’attendent une serviette bien chaude et une bonne infusion.

Anecdote entre les Balkans et l’Oural. Luxe pour un Français habitué à des climats moins riches.

Allez, la prochaine fois on fait une photo ? 😉

En attendant, deux petites vidéos prises sur youtube (non, c’est pas moi l’artiste 😉 ) :

 

%d blogueurs aiment cette page :