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Chisinau : Incendie au centre-ville [photos]

Incendie aujourd’hui, 31 octobre, au centre de Chisinau, à proximité du centre commercial « Sun-City ».

Plusieurs véhicules d’intervention des pompiers étaient là quand je suis arrivé, quelques autres les rejoignirent rapidement.

Malgré un certain déficit d’organisation globale, j’ai pu observer que les hommes étaient très engagés et les équipes bien entraînées à travailler ensemble. À noter aussi un criant manque de matériel : un pompier, n’ayant pas d’outil individuel, a dû utiliser son casque pour briser une vitre.

Le meilleur appareil est celui que l’on a avec soi.

J’ai un peu regretté de ne pas avoir mon réflex et son beau télé, mais un compact dans la poche est toujours plus efficace qu’un reflex à la maison.

Quelques photos. (Comme d’habitude, vous pouvez « cliquer » pour les agrandir).

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Campagne moldave, on rentre les chèvres, avec le sourire :)

De retour en Moldavie et de retour au clavier 🙂

J’ai remarqué, naguère, qu’un crétin avait réalisé un site internet rien que pour dénigrer la Moldavie (faut avoir la haine bien accrochée) et que son principal argument était que les Moldaves faisaient la gueule toute la journée, avaient l’air maussade, étaient de tristes sires… en bref ne montraient jamais ni gaîté, ni l’amorce d’un sourire.

J’ai « tapé » ces deux photos dans la campagne moldave, au sud de Chișinău.

Vous leur trouvez l’air si triste ?

(Vous pouvez cliquer pour voir les photos en grand)

Victoire sur la barbarie nazie : en Moldavie, la fête est déjà commencée :)

La victoire de la civilisation sur la fabrique de l’horreur sera fêtée le 9 mai, comme tous les ans.

En Moldavie, certains jeunes ont déjà commencé à honorer soldats et partisans : une sympathique manifestation a eu lieu au centre ville, aujourd’hui, 4 mai. Un grand ruban de la Victoire a été déployé tout le long de la place principale, en face du palais du Gouvernement.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Moldavie a participé à l’écrasement du fascisme par l’Armée rouge. Ici, on sait se souvenir de ceux qui ont donné tant de sang et de larmes pour que, aujourd’hui, on puisse fêter leur victoire avec le sourire.

En 2009 (déjà !), j’avais publié un petit reportage sur le fête du 9 mai à Chișinău. J’y mentionnais la forte impression que m’avait laissée la reconnaissance exprimée pour les anciens, y compris par les plus jeunes. Vous pouvez lire ce reportage sur le 9 mai ici (et découvrir les photos). J’espère vous en proposer un nouveau dans quelques jours.

La tradition du Ruban de St Georges (ruban de la Victoire), à bandes oranges et noires (de gueules et de sable, diraient d’autres…) se développe d’année en année. Ce ruban est porté à la boutonnière, sur la sangle d’un sac, au poignet, dans les cheveux… pour célébrer à la fois la joie de la Victoire et le souvenir des combattants qui l’ont permise. On le voit aussi attaché au rétroviseur ou à l’antenne des voitures. J’espère qu’en France on verra bientôt ce symbole, à l’approche de l’anniversaire de la Victoire.

Après la manifestation, de petits groupes se sont répartis dans la ville, proposant des rubans à ceux, nombreux, qui souhaitaient les porter.

Quelques photos :

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Francophonie, Moldavie : chasse au trésor à Chisinau.

Vendredi dernier, 27 avril 2012, dans le cadre de la promotion de la Francophonie, l’Alliance française de Moldavie a organisé un jeu concours pour des étudiants moldaves francophones.

Cette « Chasse au trésor » les a amenés en divers lieux de la ville, qu’ils devaient découvrir en résolvant des énigmes proposées en français. Une fois sur place, ils répondaient à des questions touchant à la culture française ou faisant appel à leur maîtrise de la langue.

Les « juges-arbitres » bénévoles, au nombre desquels le poète et écrivain moldave Emilian Galaicu-Păun et d’autres personnalités moldaves et françaises, ont déclaré avoir été impressionnés par certains candidats. En particulier par leurs connaissances relatives à la culture française, qui pourrait faire honte à la plupart des étudiants français vivant en France.

La journée s’est terminée par une remise de prix dans les locaux de l’Alliance, prix offerts par les nombreux sponsors de l’opération : des sociétés et organisations françaises ou franco-moldaves, dont les restaurants français de Chișinău : le Café de Paris et la Boucherie.

Deux photos de la remise de prix :

Insolite : immatriculation d’une lada moldave (photo)

Oscar Wilde, si ma mémoire est bonne, disait : « Je résiste à tout sauf à la tentation. »

Je n’ai pas résisté à celle de partager un sourire…

Lada moldave, immatriculation insolite.

Lada moldave, immatriculation insolite.

Les immatriculations cocasses d’un point de vue français (ou anglais) sont ici légion : « C ON », « C OW », « C RAP »… D’autres sont plus génériques : j’ai vu des « C IA » et des « K GB ». Mais, cette fois-ci, j’ai pris la photo. Je pense que, sans elle, on ne m’aurait pas cru !

Pâques en Moldavie : des œufs et des couleurs…

Eh oui, Pâques, en Moldavie, c’était dimanche dernier, le 15 avril, soit une semaine après la France, non du fait du décalage horaire mais de celui du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien auquel nous sommes habitués.

Le chocolat devient à la mode, mais la tradition des vrais œufs demeure. On les cuit, les peint de couleurs vives, on y ajoute parfois une miniature autocollante d’image pieuse (on manque de temps pour les peindre à la main). Le dimanche du Pâques est celui de la rupture du long jeûne végétalien de printemps : l’ouverture et la dégustation de l’œuf sont à la fois un délice et un symbole de la renaissance de la nature.

Selon la tradition, deux personnes prennent chacune un œuf puis les frappent l’un contre l’autre. L’œuf cassé est mangé et le « propriétaire » de l’œuf intact est considéré comme le « vainqueur » de cette petite confrontation. Il doit taper avec son œuf sur celui de la personne suivante et ainsi de suite.

Une fois l’œuf mangé, sa coquille sera placée au bout d’un branche, dans un arbre qui commence à fleurir.

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Branche fleurie et œufs de couleur vive

Cette année, l’approche de Pâques fut aussi prétexte à la décoration du parc, au centre de Chișinău (Kishinev), basée sur la représentation de l’œuf.

Chisinau : décorations pour Pâques

Chisinau : décorations pour Pâques

Impressions d’une Française en Moldavie : Marion, journaliste.

Cet article inaugure une nouvelle rubrique : Des Français en Moldavie. Nous souhaitons que nos lecteurs puissent partager le regard de personnes réelles, qui ont passé du temps ici, loin de l’influence des médias officiels.

Aujourd’hui, une interview de Marion, jeune journaliste qui a vécu à Chisinau.

Marion Roussey, journaliste

Bonjour Marion, pourrais-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Marion et je viens de France, plus précisément de Lyon même si, ayant multiplié les expériences à l’étranger depuis quelques années, je ne reviens chez moi que de temps en temps. Après avoir effectué des études de sciences politiques et de droit, j’ai décidé d’investir davantage de mon temps dans une passion que je nourrissais déjà depuis longtemps, celle du journalisme. C’est ainsi que je me suis retrouvée avec en main un billet d’avion pour la Moldavie.

Qu’est-ce qui t’a amenée en Moldavie, combien de temps y es-tu restée ?

j’ai commencé par chercher des offres de stages dans le journalisme en Europe. J’ai alors entendu parler d’un programme européen récemment mis en place : le service volontaire européen, lequel propose à de jeunes candidats d’aller travailler bénévolement dans l’un des pays membre du programme en échange d’une bourse et d’un support pédagogique et linguistique. J’ai postulé pour venir travailler pendant six mois au Centre de journalisme indépendant à Chișinău. Une fois sur place, j’ai accumulé d’autres projets (rédactrice pour un journal français, professeur dans un institut) afin de multiplier les expériences.

Tu avais certaines attentes, certains préjugés, avant de venir ? Comment tout cela a-t-il résisté à ton séjour ? Qu’est-ce qui t’a le plus surprise ?

La Moldavie est un pays méconnu en France et les informations relatées par la presse en donnent une vision assez négative. Je m’attendais à rencontrer des gens pauvres, menés par une politique corrompue et affichant une attitude froide et austère à l’image des personnages de Tintin et le sceptre d’Ottokar. La plupart de ces préjugés ont bien évidemment été balayés dès mon arrivée. Il m’a toutefois fallu attendre et faire beaucoup d’efforts avant de pouvoir réellement m’intégrer dans la société moldave. Si le mode de vie parait proche de l’Europe de l’Ouest, la mentalité diffère cependant et maitriser les deux langues pratiquées m’est rapidement apparu vital. Ce qui m’a le plus surprise en revanche, c’est cette bipolarité ancrée dans l’histoire et les mentalités, et perceptible dans tous les domaines. Comme animée d’un conflit ethnique, la Moldavie semble divisée en deux : les russophones d’un côté et les roumanophones de l’autre.

Es-tu allée jusqu’en Transnistrie ? Qu’en as-tu retenu ?

Bien qu’on me l’ait fortement déconseillé, je me suis rendue à Tiraspol, la capitale de cette région séparatiste qu’est la Transnistrie. Je n’ai rencontré aucun problème à la frontière si ce n’est une longue attente et des papiers à remplir dans lesquels je devais préciser que j’étais touriste. A Tiraspol l’unique langue pratiquée est le russe. On pouvait percevoir la présence de Moscou à travers des signes de propagande et l’aménagement des rues. Les Transnistriens que l’on a rencontrés se sont montrés très aimables avec nous.

Pour toi, la Moldavie en quelques adjectifs, ça donnerait quoi ?

De tous les pays que j’ai pu voir jusqu’à présent, la Moldavie est celui qui m’apparait le plus fascinant. Avec une histoire riche et une situation géopolitique extrêmement complexe, elle renferme un mélange de civilisations et offre à celui qui vient la visiter un panorama culturel impressionnant.

Sur le plan professionnel, que t’as apporté ton séjour ?

Les expériences au centre de journalisme et en tant que rédactrice pour le journal français m’ont ouvert un nouvel horizon : celui du journalisme international. J’ai eu un aperçu très complet du métier avec ses avantages et ses difficultés. Aujourd’hui installée en Argentine afin de poursuivre des études, j’espère pouvoir continuer dans cette direction et toujours en apprendre davantage sur le plan professionnel comme personnel.

Depuis que tu es partie, qu’est-ce qui te manque le plus ?

Mes amis, mes collègues ainsi que les nombreuses personnes rencontrées au cours de mon séjour me manquent énormément. En six mois, j’avais eu le temps de construire une nouvelle vie qui me plaisait beaucoup. Et comme souvent dans ces cas là, ce sont les petits détails de la vie quotidienne qui manquent le plus : les marshrutkas dans la rue, les passants conversant tour à tour en roumain et en russe, les odeurs etc.

On te reverra ici ?

Je compte revenir. Je ne sais encore quand et j’ai peur de ne jamais pouvoir retrouver ce que je viens de laisser mais même si le temps passe, les souvenirs restent.

Et si je te laisse conclure ?

J’ai déjà suffisamment parlé de moi. J’aimerais en revanche conseiller à tous les lecteurs qui liront ce blog, de ne jamais avoir peur de tenter une nouvelle expérience. La vie est très courte mais celui qui voyage renait un peu à chaque nouvelle destination !

Marion sur Facebook.

Un blog, par Marion.

(Interview réalisée par internet.)

8 mars en Moldavie : Bonne fête à toutes les femmes !

Moldoblog souhaite joie et bonheur à toutes les femmes !

Dans tous les pays, le 8 mars est la journée des femmes. La Moldavie a conservé la tradition soviétique d’en faire un jour férié.

C’est aussi un peu  la fête des fleuristes — incroyablement nombreux ici, et ouverts parfois 24h sur 24 — car beaucoup de passantes et de passants marchent dans la rue un bouquet à la main.

On se congratule les femmes que l’on rencontre, que ce soit en russe ou en moldave. Et parfois dans les deux langues pratiquées par tout le monde ici, pour faire bonne mesure…

С праздником ! (« s prazdnikom ! »)

La mulți ani ! (« la mults an’ ! »)

Et les femmes ne râlent pas quand on leur souhaite une bonne journée de la femme : ici, ça leur fait plaisir !

Une rose pour la Journée des femmes

Moldavie, 1er mars : vive le printemps !

Mărțișor fericit !

À l’Est et au centre de l’Europe, le printemps commence le 1er mars.

En Moldavie, c’est l’occasion d’épingler sur la poitrine un martisor : deux pompons, l’un rouge et l’autre blanc, reliés par un fil torsadé rouge et blanc. Il s’agit d’aider le printemps à vaincre l’hiver qui finit.

Nous reviendrons bientôt sur cette très ancienne tradition balkanique qui s’est maintenue, sous des formes un peu différentes, en Moldavie, mais aussi en Roumanie et en Bulgarie. En Bulgarie, les mărțișori sont appelés « мартинеци » (martinetsi).

À Chișinău, c’est l’occasion d’une activité d’appoint pour de nombreuses personnes qui les préparent à la maison puis les vendent au centre-ville. Beaucoup d’entre elles, évidemment, s’installent sur le boulevard Stefan-cel-Mare, l’un des principaux lieux de passages de la ville.

Plus d’explications et d’autres photos, bientôt sur www.moldoblog.com

Chisinau : vente de martisor boulevard Stefan-cel-Mare

Chisinau : vente de martisori boulevard Stefan-cel-Mare

République moldave : L’ambassadeur étasunien ne sait pas où est la Moldavie…

L’ambassadeur étasunien en République moldave ne sait pas où est la Moldavie…

Rions un peu…

Le site étasunien RFE/RL vient de titrer : « Ambasadorul american la Chișinău William Moser: Statele Unite ajută Moldova să devină o țară europeană »

En français : « L’ambassadeur étasunien à Chisinau, William Moser : les USA aident la Moldavie à devenir un pays européen. »

C’est vrai qu’on a diantrement besoin de lui pour ça, la Moldavie se situant, comme chacun le sait, en Asie du Sud-Est…

Georges W Bush nous avait déjà habitués à quelques fantaisies géographiques, mais venir en Moldavie et ne pas savoir où elle est… où ne pas savoir où est l’Europe — pour mémoire, entre l’Atlantique et l’Oural  — ça peut encore surprendre. Il est vrai qu’à force de voir confondre la Moldavie et la Syldavie de Tintin et Milou, on devrait s’attendre à tout.

Cette « info » a été trouvée sur un site peu suspect de canulars « antiaméricains » : RFE/RL, organe officiel des États-Unis d’Amérique, financé d’abord par la CIA puis par le Congrès US.

Petite illustration pour l’édification des masses laborieuses, une carte de l’Europe (en gris foncé) où l’on voit la Moldavie (en vert) : en plein milieu, ou presque.

La Moldavie, au centre de l'Europe

La Moldavie, au centre de l'Europe

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