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Chisinau : Incendie au centre-ville [photos]

Incendie aujourd’hui, 31 octobre, au centre de Chisinau, à proximité du centre commercial « Sun-City ».

Plusieurs véhicules d’intervention des pompiers étaient là quand je suis arrivé, quelques autres les rejoignirent rapidement.

Malgré un certain déficit d’organisation globale, j’ai pu observer que les hommes étaient très engagés et les équipes bien entraînées à travailler ensemble. À noter aussi un criant manque de matériel : un pompier, n’ayant pas d’outil individuel, a dû utiliser son casque pour briser une vitre.

Le meilleur appareil est celui que l’on a avec soi.

J’ai un peu regretté de ne pas avoir mon réflex et son beau télé, mais un compact dans la poche est toujours plus efficace qu’un reflex à la maison.

Quelques photos. (Comme d’habitude, vous pouvez « cliquer » pour les agrandir).

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Impressions d’une Française en Moldavie : Marion, journaliste.

Cet article inaugure une nouvelle rubrique : Des Français en Moldavie. Nous souhaitons que nos lecteurs puissent partager le regard de personnes réelles, qui ont passé du temps ici, loin de l’influence des médias officiels.

Aujourd’hui, une interview de Marion, jeune journaliste qui a vécu à Chisinau.

Marion Roussey, journaliste

Bonjour Marion, pourrais-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Marion et je viens de France, plus précisément de Lyon même si, ayant multiplié les expériences à l’étranger depuis quelques années, je ne reviens chez moi que de temps en temps. Après avoir effectué des études de sciences politiques et de droit, j’ai décidé d’investir davantage de mon temps dans une passion que je nourrissais déjà depuis longtemps, celle du journalisme. C’est ainsi que je me suis retrouvée avec en main un billet d’avion pour la Moldavie.

Qu’est-ce qui t’a amenée en Moldavie, combien de temps y es-tu restée ?

j’ai commencé par chercher des offres de stages dans le journalisme en Europe. J’ai alors entendu parler d’un programme européen récemment mis en place : le service volontaire européen, lequel propose à de jeunes candidats d’aller travailler bénévolement dans l’un des pays membre du programme en échange d’une bourse et d’un support pédagogique et linguistique. J’ai postulé pour venir travailler pendant six mois au Centre de journalisme indépendant à Chișinău. Une fois sur place, j’ai accumulé d’autres projets (rédactrice pour un journal français, professeur dans un institut) afin de multiplier les expériences.

Tu avais certaines attentes, certains préjugés, avant de venir ? Comment tout cela a-t-il résisté à ton séjour ? Qu’est-ce qui t’a le plus surprise ?

La Moldavie est un pays méconnu en France et les informations relatées par la presse en donnent une vision assez négative. Je m’attendais à rencontrer des gens pauvres, menés par une politique corrompue et affichant une attitude froide et austère à l’image des personnages de Tintin et le sceptre d’Ottokar. La plupart de ces préjugés ont bien évidemment été balayés dès mon arrivée. Il m’a toutefois fallu attendre et faire beaucoup d’efforts avant de pouvoir réellement m’intégrer dans la société moldave. Si le mode de vie parait proche de l’Europe de l’Ouest, la mentalité diffère cependant et maitriser les deux langues pratiquées m’est rapidement apparu vital. Ce qui m’a le plus surprise en revanche, c’est cette bipolarité ancrée dans l’histoire et les mentalités, et perceptible dans tous les domaines. Comme animée d’un conflit ethnique, la Moldavie semble divisée en deux : les russophones d’un côté et les roumanophones de l’autre.

Es-tu allée jusqu’en Transnistrie ? Qu’en as-tu retenu ?

Bien qu’on me l’ait fortement déconseillé, je me suis rendue à Tiraspol, la capitale de cette région séparatiste qu’est la Transnistrie. Je n’ai rencontré aucun problème à la frontière si ce n’est une longue attente et des papiers à remplir dans lesquels je devais préciser que j’étais touriste. A Tiraspol l’unique langue pratiquée est le russe. On pouvait percevoir la présence de Moscou à travers des signes de propagande et l’aménagement des rues. Les Transnistriens que l’on a rencontrés se sont montrés très aimables avec nous.

Pour toi, la Moldavie en quelques adjectifs, ça donnerait quoi ?

De tous les pays que j’ai pu voir jusqu’à présent, la Moldavie est celui qui m’apparait le plus fascinant. Avec une histoire riche et une situation géopolitique extrêmement complexe, elle renferme un mélange de civilisations et offre à celui qui vient la visiter un panorama culturel impressionnant.

Sur le plan professionnel, que t’as apporté ton séjour ?

Les expériences au centre de journalisme et en tant que rédactrice pour le journal français m’ont ouvert un nouvel horizon : celui du journalisme international. J’ai eu un aperçu très complet du métier avec ses avantages et ses difficultés. Aujourd’hui installée en Argentine afin de poursuivre des études, j’espère pouvoir continuer dans cette direction et toujours en apprendre davantage sur le plan professionnel comme personnel.

Depuis que tu es partie, qu’est-ce qui te manque le plus ?

Mes amis, mes collègues ainsi que les nombreuses personnes rencontrées au cours de mon séjour me manquent énormément. En six mois, j’avais eu le temps de construire une nouvelle vie qui me plaisait beaucoup. Et comme souvent dans ces cas là, ce sont les petits détails de la vie quotidienne qui manquent le plus : les marshrutkas dans la rue, les passants conversant tour à tour en roumain et en russe, les odeurs etc.

On te reverra ici ?

Je compte revenir. Je ne sais encore quand et j’ai peur de ne jamais pouvoir retrouver ce que je viens de laisser mais même si le temps passe, les souvenirs restent.

Et si je te laisse conclure ?

J’ai déjà suffisamment parlé de moi. J’aimerais en revanche conseiller à tous les lecteurs qui liront ce blog, de ne jamais avoir peur de tenter une nouvelle expérience. La vie est très courte mais celui qui voyage renait un peu à chaque nouvelle destination !

Marion sur Facebook.

Un blog, par Marion.

(Interview réalisée par internet.)

République moldave : L’ambassadeur étasunien ne sait pas où est la Moldavie…

L’ambassadeur étasunien en République moldave ne sait pas où est la Moldavie…

Rions un peu…

Le site étasunien RFE/RL vient de titrer : « Ambasadorul american la Chișinău William Moser: Statele Unite ajută Moldova să devină o țară europeană »

En français : « L’ambassadeur étasunien à Chisinau, William Moser : les USA aident la Moldavie à devenir un pays européen. »

C’est vrai qu’on a diantrement besoin de lui pour ça, la Moldavie se situant, comme chacun le sait, en Asie du Sud-Est…

Georges W Bush nous avait déjà habitués à quelques fantaisies géographiques, mais venir en Moldavie et ne pas savoir où elle est… où ne pas savoir où est l’Europe — pour mémoire, entre l’Atlantique et l’Oural  — ça peut encore surprendre. Il est vrai qu’à force de voir confondre la Moldavie et la Syldavie de Tintin et Milou, on devrait s’attendre à tout.

Cette « info » a été trouvée sur un site peu suspect de canulars « antiaméricains » : RFE/RL, organe officiel des États-Unis d’Amérique, financé d’abord par la CIA puis par le Congrès US.

Petite illustration pour l’édification des masses laborieuses, une carte de l’Europe (en gris foncé) où l’on voit la Moldavie (en vert) : en plein milieu, ou presque.

La Moldavie, au centre de l'Europe

La Moldavie, au centre de l'Europe

Moldavie, 23 février : « Merci, grand-père, pour la Victoire ! »

Moldavie, 23 février : « Merci, grand-père, pour la Victoire ! »

Le 23 février est la date anniversaire du décret portant création de l’Armée Rouge. C’est maintenant le jour du défenseur de la Patrie, qui joue, en Russie, un rôle un peu complémentaire de celui du 8 mars, le jour de la Femme.
La Moldavie n’a pas oublié sa courageuse participation au combat contre le nazisme de l’ensemble des peuples soviétiques et, en cette occasion, un petit-fils anonyme à garé ce side-car historique à l’angle du boulevard Stefan-cel-Mare et de la rue Ismaïl. On peut y lire, à l’arrière : « merci, grand-père, pour la Victoire » — la Victoire (Pobeda) avec une capitale est évidemment celle qui a vu 85% du potentiel militaire des fascistes (allemands et leurs alliés) détruit sur le front de l’Est. À l’avant est écrit : « Pour la Mère patrie (rodina), 1941-45. »
Combien de petits-fils de partisans et FFL français rendront un tel hommage à leur grand-père ?

23 février : "Merci, grand-père, pour la Victoire." (side-car soviétique)

23 février : "Merci, grand-père, pour la Victoire." (side-car soviétique)

Mésanges dans un arbre enneigé (photos) :)

La Moldavie consolide sa force aérienne ?

D’après le site Karadeniz, la République moldave prévoirait d’acheter pour 24 millions de dollars (environ 17 millions d’euros) d’aéronefs militaires.

Lien en moldave : Avioane de lupta si elicoptere pentru armata R. Moldova

Il s’agirait d’avions et d’hélicoptères, sans plus de précision pour l’instant. Les seuls conflits internationaux envisageables pour la Moldavie pourraient avoir lieu (et de façon tout à fait théorique) soit avec la Roumanie, soit avec l’Ukraine. Dans les deux cas, les aéronefs seraient cloués au sol car potentiellement abattus dès le décollage par la DCA adverse, du fait de l’absence de profondeur stratégique du pays. Dans ce cas, comme dans le cadre de la défense de la souveraineté aérienne, un système de DCA par missiles semblerait plus pertinent. En effet,  un tel système peut être activé en un temps très bref et interdire l’espace aérien à tout aéronef hostile. Il constitue de plus une menace crédible au-delà des frontières. Tenant compte aussi de cette absence de profondeur stratégique, l’interception d’un aéronef suspect semble correspondre à une capacité peu probable, le suspect ayant le temps de traverser complètement le pays avant qu’un intercepteur, même en alerte maximale, ne puisse décoller et intervenir. Par ailleurs, la mise en place d’une patrouille aérienne permanente serait irréaliste à l’échelle du pays.

L’article cité parle aussi d’une possibilité d’engager ces moyens dans le cadre d’opérations de l’ONU.

Chisinau, Moldavie : la statue de Pouchkine prise pour cible

Après la mort d’un automobiliste, manifestation antirusse à Chisinau.

Transnistrie, 25 décembre 2011 : second tour des élections présidentielles

Les estimations recueillies sur place donnent Chevtchouk (Шевчук) gagnant de façon assez nette. La participation serait en forte baisse.

Au second tour, il n’y a pas de taux de participation minimum pour valider les élections. Il y aurait annulation si l’option « contre tous les candidats » arrivait en tête, ce qui est peu imaginable.

Plus d’informations bientôt dans cet article. Un commentaire sera posté pour les signaler.

Suite :

Retour à Tiraspol’ pour le second tour des élections présidentielles.

Je vous avais rapporté quelques impressions du premier tour des élections (voir cet article). Aujourd’hui, retour sur place pour le second tour.

Voyage aller en taxi pour changer un peu (un peu plus de 15 euros). Rien de neuf à signaler, sauf que le conducteur préfère faire le plein de GPL à Chişinău qu’à Tiraspol‘. Il dit que le carburant est beaucoup moins cher ici. Retour en minibus : rien de particulier à signaler non plus, sauf qu’un voyageur ayant dépassé l’heure limite de son « visa » est invité à descendre du bus pour un contrôle, il y va avec le sourire et revient cinq minutes plus tard, toujours souriant.

Petite visite de quelques bureaux de vote. Seuls changements notables :

  • Il y a deux candidats au lieu de six (c’est le second tour !) ;
  • Certains bureaux qui diffusaient de la musique de variété à l’extérieur ne le font plus (d’autres continuent de le faire).

En dehors de ça, à part le bris de deux « sucettes » d’affichage vite réparées (il y avait encore des éclats de verre par terre), Tiraspol’ continue de ressembler à une tranquille petite ville de banlieue par un dimanche d’hiver. Une photo sera bientôt ajoutée à cet article. Photo ajoutée en bas de page.

À noter : très bons sushis, à des prix plus intéressants qu’à Chisinau, rue du 25 Octobre, dans un resto tout neuf 🙂

Aucune tension n’est perceptible, pourtant les gens s’attendent à des changements dans la province indépendante : « En bien ou en mal, qui peut savoir ? »

Comment se fait-il qu’un outsider comme Shevchuk (Biographie, en russe, d’Eugène Chevtchouk / Евгений Васильевич Шевчук) puisse arriver en tête des élections (imaginez Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon gagnant en France en 2012 !) ? Plusieurs réponses sont données. Il ne m’est pas possible de savoir si elles sont seulement celles des personnes rencontrées ou si elles seraient aussi proposées par beaucoup de gens :

  • usure du pouvoir, Smirnov est président depuis 20 ans et la nouvelle génération n’a pas connu la guerre ;
  • Smirnov a tenu toutes ses promesses et il n’en a pas de nouvelles, il faut passer à quelque chose de neuf (je conçois que l’argument puisse paraître surréaliste en France) ;
  • Chevtchouk est un enfant du pays, ça inspire confiance ;
  • Kaminskij a pu apparaître comme un « clone » de Smirnov, du fait de ses liens (réels ou supposés) avec le groupe commercial Sheriff…

Je ne me risquerai pas à des prévisions relatives aux conséquences de ces élections, la situation est bien trop complexe ici. Mais vous aurez des infos… s’il y en a.

A bientôt. 🙂

Claude.

PS : Vous pouvez trouver plus d’informations locales en français sur ce site : http://radiopmr.org/golos/list/7/

L'une des deux "sucettes" vandalisées

L'une des deux "sucettes" vandalisées

Chisinau, Moldavie : deux affichettes insolites

Voici une affichette qui surprendra pas mal de Français et qui est fréquente ici, et aussi dans la plupart des pays des Balkans. Celle-ci a été photographiée à l’entrée d’un musée, à Chisinau.

On est prié de laisser son flingue au vestiaire

Affichette à Chisinau : "On est prié de laisser son flingue au vestiaire."

Toujours à Chisinau, à l’entrée d’un théâtre.

« Interdit au professeur Tournesol » ? Que nenni.

Il est interdit de manger des graines de tournesol à l’intérieur. Ce grignotage traditionnel laisse en effet traîner des coques vides. Et la moquette en devient plus difficile à nettoyer.

tournesol interdit

Affichette à Chisinau : Tournesol interdit.

À bientôt pour quelques autres clichés insolites…

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