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Chisinau : le jardin public sous la neige.

Chisinau, Moldavie : la statue de Pouchkine prise pour cible

Moldavie, grands froids : le marché se chauffe à la bougie ! (photos)

À Chișinău, capitale de la Moldavie, les températures minimales se situent entre -22°C et -11°C, en ce moment. Bien entendu, la « température ressentie » est nettement plus froide. On n’en fait pas toute une histoire, on s’adapte.

Vendre des herbes aromatiques, des légumes et des fruits frais lorsque l’air dépasse à peine la température d’un congélateur est inconfortable, c’est aussi assez compliqué. En effet, beaucoups de produits sont inutilisables après avoir été congelés.

Certains revendeurs n’exposent qu’un exemplaire de chacun de leurs produits, les stocks sont conservés à l’abri du froid dans un fourgon. Si vous commandez une livre d’oignons, par exemple, on ouvre la porte du camion et on pèse votre commande à l’intérieur. Quand vous avez le produit en main, on vous conseille de vite aller le mettre au chaud parce que, dans le sachet, ça va se congeler très vite !

Les revendeurs de fines herbes et de salades ont recours à un autre système : une caisse vitrée dans laquelle brûlent quelques bougies. Un vieux truc « de survie » pour chauffer une petite tente ou un abri de neige. Les bougies font monter la température et maintiennent l’ambiance au-dessus du seuil de congélation à l’intérieur de ce présentoir. C’est astucieux et efficace, c’est aussi plaisant à regarder, et ça donne envie d’acheter ces bons produits frais.

Quelques photos de ce dispositif artisanal « anti-congélation » :

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À Chisinau, il en a de nombreux petits marchés et un grand, très populaire, appelé Piaţa centrală (prononcer piatsa cenn’trale). On y trouve de tout, de l’alimentation à l’habillement en passant par les copies de clefs et les ceintures en poil de chien. Nous lui consacrerons bientôt un article.

Chișinău : les mésanges affamées visitent mon appart (Photos).

Certains se souviennent de cette jolie mésange charbonnière qui avait pris la pause sur ma fenêtre, nous en avions parlé ici.

Je l’ai nourrie de quelques graines de tournesol. Elle est revenue.

Elle est bien plus terrible qu’on ne l’imagine, la phrase du renard du Petit Prince : « Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. » (A. de Saint-Exupéry).

Mésange charbonnière, regard vers la liberté

Mésange charbonnière, regard vers la liberté

Elle est revenue avec beaucoup de copains et de copines, même un couple de mésanges bleues. Depuis, la neige est tombée, elle a raréfié la nourriture disponible ; le froid vient (enfin) d’arriver, il augmente les besoins énergétiques de ces petites bêtes. À peine un verre de graines est-il vidé sur le rebord de la fenêtre qu’un éclaireur fait quelques vols de reconnaissance puis se saisit d’une graine et va, sur une branche proche, la décortiquer et en dévorer le cœur. C’est alors une nuée de ces oiseaux multicolores qui se lance des arbres avoisinants pour se jeter sur l’aubaine. En un rien de temps, la mangeoire improvisée est vide, je dois réapprovisionner. J’en suis à un demi-kilo par jour ! Si j’abandonne le poste trop longtemps, elles protestent de leur faim en tapotant la vitre.

Il est souvent sain d’ouvrir la fenêtre un moment pour chasser l’air chauffé et emplir l’appart de bon air frais. Par deux fois, un de ces petits oiseaux a trouvé le moyen de faire une visite des lieux. J’en ai fait quelques photos.

Malgré (ou à cause de ?) sa petite taille, la mésange est un oiseau doté d’une assez forte agressivité intraspécifique. En général, lorsque une mésange est sur une mangeoire, les autres attendent ou sont chassées par des cris perçants. Lorsque la première mésange est partie avec une graine, la suivante prend sa place et ainsi de suite. Ces derniers jours, j’ai pu voir, sur une cinquantaine de centimètres, jusqu’à cinq mésanges cherchant leur graine en même temps. Parfois un ou une dominante s’égosille mais les autres n’en ont que faire et prennent leur butin en l’ignorant superbement. Cette situation me fait penser qu’elles ont vraiment faim. Je me suis donc muni, pour les jours à venir, d’un gros sac de graines de tournesol 🙂

Photos…

(les vignettes sont cliquables)

Une mésange bleue qui décortique une graine de tournesol.

Mésange bleue mangeant une graine

Mésange bleue mangeant une graine

Mésange bleue mangeant une graine'

Mésange bleue mangeant une graine

Des mésanges charbonnières qui me font l’honneur d’une visite. Un peu effrayées, tout de même…

Mésange charbonnière perchée sur un lustre''

Mésange charbonnière perchée sur un lustre''

Mésange charbonnière perchée sur un lustre

Mésange charbonnière perchée sur un lustre

Mésange charbonnière perchée sur un lustre'

Mésange charbonnière perchée sur un lustre'

Une mésange sur un mur...

Une mésange sur un mur...

C’était les dernières nouvelles des mésanges de Chișinău… On vous tiendra au courant 😉

Après la mort d’un automobiliste, manifestation antirusse à Chisinau.

Chisinau, Moldavie : deux affichettes insolites

Voici une affichette qui surprendra pas mal de Français et qui est fréquente ici, et aussi dans la plupart des pays des Balkans. Celle-ci a été photographiée à l’entrée d’un musée, à Chisinau.

On est prié de laisser son flingue au vestiaire

Affichette à Chisinau : "On est prié de laisser son flingue au vestiaire."

Toujours à Chisinau, à l’entrée d’un théâtre.

« Interdit au professeur Tournesol » ? Que nenni.

Il est interdit de manger des graines de tournesol à l’intérieur. Ce grignotage traditionnel laisse en effet traîner des coques vides. Et la moquette en devient plus difficile à nettoyer.

tournesol interdit

Affichette à Chisinau : Tournesol interdit.

À bientôt pour quelques autres clichés insolites…

Bulgarie, Sofia, Mont Vitosha : Lumières du matin (photos)

En passant par la Transnistrie… lors des élections présidentielles.

NB : l’article sur le second tour de ces élections présidentielles est en ligne ici.“Trou noir”, “enfer stalinien”, “lieu de terreur”, “empire de la mafia”… Doux mots que l’on trouve dans la presse pour qualifier la Transnistrie. Encore pire que pour le reste de la Moldavie (que personne ne nomme sans ajouter “pays le plus pauvre d’Europe” ou “et la Syldavie”).

Localisation de la Transnitrie.

Carte de la Moldavie

La Moldavie est, ma foi, un pays sympathique dont j’ai eu l’occasion d’écrire du bien. J’étais allé deux fois dans sa province rebelle de Transnistrie (ou PMR, Приднестровская Молдавская Республика, République moldave de Pridnestrovie, le nom qu’elle s’est donné). La première fois j’y suis parti inquiet, impressionné, je l’avoue, par la rumeur. Je n’ai rien remarqué de spécial, sauf que la police n’y était pas armée (comme, la plupart du temps, dans toute la Moldavie), que je n’ai subi aucun contrôle, que les gens avaient bien des jambes et non des tentacules, ainsi qu’une seule tête. J’y suis retourné, pour constater qu’il y avait de fort charmantes jeunes filles en bikini minimal sur la plage au bord du Dniestr, à une grosse centaine de mètres de “la” fameuse statue de Lénine qui orne tant d’articles.

Dimanche, il y avait des élections présidentielles en PMR, élections un peu spéciales : la PMR n’est reconnue par aucun État de l’ONU. Je me suis dit que j’allais voir quelque chose d’extraordinaire. En effet, de nouveaux articles faisaient état, encore, d’un lieu abominable où il est difficile d’entrer et d’où l’on ne peut s’échapper. À se demander comment tous ces héros de plume (ou de duvet ?) sont encore vivants. La chance, sans doute.

Je suis donc à Chisinau, capitale de la Moldavie, choix étrange aux yeux de certains et je m’embarque vers… la Transnistrie. Tout Français de bon sens en conclura que je suis soit fou soit affabulateur. Je prévois donc de rapporter quelques preuves, comme le ticket de change en roubles locales, avec timbre à date, cliché posté le jour-même sur “Picassa” et relayé sur “Fessebouc”.

Roubles transnistriens

le ticket de change en roubles locales, avec timbre à date

NB : En cliquant sur les clichés, vous pouvez les agrandir. (Droits réservés).

En route pour l’aventure.

Je n’y vais pas en sous-marin, je ne creuse pas de tunnel, je ne rampe pas sous les barbelés : je prends le bus de la ligne régulière.

Non ?

Si : environ deux euros l’aller simple.

Ô surprise, je ne suis pas seul dans le bus ! Il est presque plein. Tous suicidaires ? Ou alors, cet étrange conducteur coiffé d’une casquette historique est le Hollandais volant ; me voici dans l’Autobus fantôme, parmi un peloton d’âmes défunctes allant franchir, non le Dniestr, mais le Styx ! D’ailleurs, l’accompagnatrice (on a droit à une accompagnatrice) est venue avec une petite fille qui a l’air charmant mais fait d’épouvantables grimaces en grognant : “Ya babouchka ! Ya babouchka !” d’un ton féroce. Je prends place près d’une fenêtre, qui me servira d’affût pour quelques photos rapides. Voulant être léger et mobile, j’ai pris un “compact”, les photos n’ont donc qu’une valeur illustrative.

Ligne d'autobus, de Chisinau à Tiraspol

je prends le bus de la ligne régulière.

L’accompagnatrice nous distribue des imprimés à remplir : nom, date de naissance, etc. En traitant la photo en mode “sépia”, ça serait plus impressionnant… Une heure et quelques arrêts plus tard, nous arrivons à la “frontière”. Une ligne de cessez-le-feu respectée depuis 20 ans. Passage du poste moldave officiel de “douane interne”, un simple ralentissement. Passage du poste des soldats de la Paix (contingent composé de Russes, de Moldaves “officiels”, de Moldaves de PMR et d’observateurs ukrainiens) : facile de faire peur avec des photos un peu retravaillées, mais le bus n’observe qu’un autre ralentissement. Arrivée au poste de la PMR. Tout le monde descend et tend son passeport au douanier. Nous allons l’attendre dans le petit bâtiment où se trouvent les guichets d’enregistrement. Un avantage sur la plupart des douanes routières où l’on attend dehors, parfois abrité de la pluie mais jamais des vents d’hiver. Cinq minutes plus tard, nos passeports sont posés sur une tablette. Comme je suis empêtré dans mes quatre mots de russe et de moldave, les passagers m’invitent à passer devant. Le douanier me demande mon adresse en PMR : je lui répond que je n’en ai pas et que je rentre le soir même. Il me rend la moitié du papier avec mention en rouge de l’expiration de mon “visa” : 22 h 29. Pourquoi 29, je n’en sais foutre rien, mais j’ai mon “visa” et aucune question étrange ne m’a été posée, rien à voir avec ce que subissent mes amis qui passent la “frontière” de Schengen (photos, prise d’empreintes, preuve de revenus, autorisation de l’employeur…). Et ils n’auront pas un visa d’un jour en se présentant à la douane. Nous remontons dans le bus et franchissons bientôt un fleuve. Le Dniestr, et non le Styx.

L'imprimé pour passer la "frontière"

En traitant la photo en mode “sépia”, ça serait plus impressionnant…

Le poste frontière officiel

Passage du poste moldave officiel de “douane interne”, un simple ralentissement.

Le poste de la Force internationale

facile de faire peur avec des photos un peu retravaillées, mais le bus n’observe qu’un autre ralentissement

Poste frontière de la PMR

le petit bâtiment où se trouvent les guichets d’enregistrement

Pont sur le Dniestr

Le Dniestr, et non le Styx.

Les deux principaux candidats — Igor Smirnov, président sortant et Anatole Kaminskiy, président du Conseil — ont droit à beaucoup d’affiches en 4×3. Arrêt à Bender (et non “Bendera” comme l’écrivent certains). Nous repartons, entrons dans Tiraspol, passons devant plusieurs bureaux de vote et arrivons à la gare : terminus. Le dernier départ est à 18 heures, il est environ 13 heures et je veux une marge de sécurité : j’ai quatre heures pour glaner quelques impressions, observations, photos et vidéos.

Transnistrie, affichage électoral

Anatole Kaminskiy, président du Conseil

Transnistrie, affichage électoral.

Igor Smirnov : « la République n’est pas à vendre. »

Affichage électoral en Transnistrie

Oleg Khorzhan : candidat du parti des communistes

L'autobus arrive à Tiraspol

L’autobus arrive à Tiraspol

À Tiraspol’

Vperod ! (En avant !). Premier arrêt : deux jeunes personnes me demandent pour qui j’ai voté (il y a un bureau de vote à côté) : sondage à la sortie des urnes. On rit beaucoup et ils acceptent d’être sur la photo. Personnellement, ils ne m’ont pas fait très peur. A grands pas, je me dirige vers le centre. Je passe devant le magasin d’usine du (très bon) “Kognyak” local et me promets de m’arrêter au retour. Il  y a des affiches électorales un peu partout. Par ordre de surface d’affichage décroissante, Igor Smirnov, Anatole Kaminskiy, Oleg Khorzhan, candidat du parti des communistes et Eugène Chevtchouk, ancien président du Conseil, surtout présent sur des vitrines de magasins. J’ignore encore qu’il y a deux autres candidats, sans doute manquant de budget. Un peu comme en France, quoi : il y aura plus d’affiches de Sarkozy ou de Hollande que de Mélanchon et de de Villepin. Pas de “guerre des affiches”, chacun colle à côté de ses adversaires.

Tiraspol : sondage à la sortie des urnes

Personnellement, ils ne m’ont pas fait très peur.

Je tourne à droite, en direction de la plage. De la musique, au loin. Une esplanade près du cinéma : voici l’armée. Sur une estrade pavoisée, des militaires donnent un concert. J’enregistre quelques vidéos (oui, il me faut un steady-cam et un Nagra, mais…) puis rejoins le palais présidentiel, celui qui est derrière “la” statue de Lénine. En pleine élection, pas un  seul flic ou soldat en vue. Pour un Français, ne pas voir de service de sécurité surarmé devant un bâtiment officiel, c’est un peu surréaliste. J’avais constaté une situation similaire à Chişinău.

Brève vidéo du palais présidentiel : pas un flic en vue.

Je fais demi-tour. Le concert continue : deux solistes, en tenues traditionnelles, chantant en ukrainien et en moldave. Une fanfare de jazz commence à jouer mais, pressé par le temps, je repars en chasse. Une vieille dame ouvre un portail vert, près de la représentation diplomatique de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Je lui demande où sont les bureaux de vote (je garde celui de la gare pour la fin). Quand je lui explique que je suis français, ses yeux s’illuminent, elle dit : “Français !” puis : “Bonjour !”. Elle s’excuse d’avoir oublié le français appris à l’école et, n’y tenant plus, me serre dans ses bras et m’embrasse très fort sur les deux joues. Elle m’indique les deux bureaux les plus proches. “Au revoir !”… Nouvelle embrassade et sourire radieux de la vieille dame.

Concert militaire à Tiraspol

CLIQUER sur l’image pour voir quelques vidéos du « concert militaire » sur « Youtube »

Dans les bureaux de vote de la PMR !

Je passe devant le siège du Conseil, auquel semble faire face l’état-major de campagne d’Anatole Kaminskiy et arrive au niveau de l’université, qui sert de bureau de vote. Je fais une erreur stupide : je prends une photo de l’extérieur avant d’entrer. Rapidement, un gardien arrive et me dit que les photos sont interdites : ça commence mal. Je m’excuse (la moindre des politesses) et lui demande si je peux entrer. Il râle un peu, puis appelle un policier et un militaire (sans arme, ni l’un ni l’autre) avec qui je commence à négocier mi en russe, mi en anglais. Je n’ai pas d’accréditation et : “Je n’en ai pas besoin car je ne suis pas journaliste” reste un peu faible. Je leur demande s’il y a quelque chose à cacher dans le bureau de vote et cet argument-là semble porter. Ils insistent sur le fait que photographier des gens qui votent pourrait faire pression sur les électeurs. On finit par tomber d’accord : je peux entrer, mais ni photo, ni vidéo. Deal ! 🙂

Le flic qui parle anglais m’accompagne pour éviter de nouvelles négociations à l’intérieur. On m’ouvre une barrière pour me montrer des affiches retraçant l’histoire de l’université. Il y a une longue  table avec des officiels où les gens émargent en présentant une pièce d’identité, trois isoloirs tendus d’un rideau bleu et plusieurs personnes qui “font galerie”, sans doute les représentants des candidats. Rien de surprenant, sauf que l’urne est transparente et qu’elle trône au milieu de la pièce. Il n’y a qu’un modèle de bulletin (je sens déjà comment cette phrase pourrait être sortie de son contexte). Tous les candidats y sont mentionnés et l’on coche une case. Contre un mur, les professions de foi de six candidats, sur des affichettes similaires. Les bulletins comportent une septième case : “Contre tous les candidats”. Je pense qu’il serait bon de s’inspirer de cette tradition, qui éviterait certains votes “protestataires”.

Eugène Chevtchouk, ancien président du Conseil

Eugène Chevtchouk, ancien président du Conseil

Je reprends ma route en sens inverse. Au niveau du siège du Conseil, je tourne à gauche en direction de la musique (il y a des hauts parleurs et de la musique de variété devant les bureaux de vote). Au bureau au bout de la rue, je ne fais pas la même erreur et entre. La configuration est la même. Une affiche sur un pilier carré : le nombre de votants à différentes heures. Près de l’entrée, une grande table couverte de pâtisseries colorées et quelques sodas. Un coup d’oeil sur l’heure : il est temps de me rapprocher de la gare.

Tiraspol : affichage électoral

chacun colle à côté de ses adversaires.

Arrêt chez Kvint, le fabricant local de “Kognyak”. Ils ont fermé la boutique. Deux solides gaillards se dirigent vers la porte, je leur dis que c’est fermé ; ils m’invitent à les suivre vers l’autre magasin, ouvert 24/24. L’un a quelques mots de français, l’autre revient du Pérou. On me demande où j’habite en France et on regrette que ce ne soit pas “en Gascogne, le pays du Cognac”. Quand je pense que la majorité des Français est incapable de situer la Moldavie sur une carte !

Hop ! une bouteille “pour les femmes” et une “pour les hommes”. Emplettes faites, je repars. Le jeune homme au brassard est là, la jeune fille a été remplacée. On a un peu de mal à échanger mais ils sont de nouveau contents de voir un Français. Je fais un tour dans le bureau de vote : il est similaire aux deux autres, jusqu’à la couleur des rideaux des isoloirs.

Réseau cellulaire "Orange" en Transnitrie

Le réseau cellulaire « Orange » couvre toute la Moldavie, y compris la PMR. (Photo prise près du concert)

Je reviens de Transnistrie !

J’achète mon billet à la gare. J’attends un peu, le froid tombe avec l’humidité. Puis j’embarque dans un minibus plein comme un œuf : il y a même un coussin pour qu’une marche offre un siège supplémentaire.

Une heure plus tard, passage de la ligne de cessez-le-feu. Au poste transnistrien, un douanier monte à bord, dit bonjour, ramasse les passeports et les “visas”. J’en entends un autre ouvrir le coffre à bagages. Le bus avance pour dégager le passage, on attend quelques minutes le retour des passeports et on redémarre.  Passage du poste de la force de maintien de la Paix. Arrêt au poste de “douane interne” : simple visite du coffre à bagages tandis qu’un véhicule particulier semble subir une fouille plus approfondie. Encore une heure de route et voilà Chişinău.

Pour conclure.

Rien d’extraordinaire ne s’est donc produit, sauf quelques rencontres bien sympathiques ? Si : le résultat des élections. Les deux candidats principaux seraient second et troisième, un “outsider”, Eugène Chevtchouk, serait premier, suivi de Kaminskiy puis de Smirnov. Imaginez, en France, en 2012, Hollande second et Sarkozy troisième !

Un second tour est prévu pour le 25 décembre — en pays orthodoxe, avec le calendrier julien, Noël tombe le 7 janvier. On peut penser que Smirnov appellera à voter pour Kaminskiy s’il s’y sent contraint, mais, évidemment, rien n’est joué. Personne n’avait annoncé un tel résultat au premier tour.

Bulgarie : Coucher de soleil sur le mont Vitosha (Photos)

Chisinau : Un écureuil étend son linge sur les barbelés ! (photos)

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